« Chez mon père, je ne manquais de rien… sauf du droit de décider pour moi-même »
Après une rupture et un loyer devenu impossible à assumer seul, il a accepté de revenir quelques mois chez son père. Au début, cela ressemblait à un soulagement : un toit, des repas, quelqu’un qui disait vouloir l’aider à se remettre sur pied.
Mais petit à petit, l’aide a pris une place étrange. Les horaires, les dépenses, les sorties, les recherches d’appartement… Tout semblait devoir être discuté, expliqué, presque validé. Et plus son père faisait « pour son bien », plus il avait l’impression de redevenir un adolescent incapable de choisir sa propre vie.
Il savait qu’il avait de la chance d’être accueilli. C’est justement ce qui rendait chaque refus, chaque tentative de reprendre la main, si lourd à porter. Car partir signifiait renoncer à une sécurité dont il avait besoin. Rester signifiait peut-être s’oublier un peu plus chaque jour.
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