On m’a volé ma chambre, puis ma voix

On m’a volé ma chambre, puis ma voix

Je me suis retrouvée un soir devant la porte de ma propre chambre, les mains tremblantes, en comprenant que l’endroit où je me croyais encore chez moi ne m’appartenait déjà plus. J’ai longtemps voulu préserver la paix, par loyauté et par habitude, alors même que je disparaissais peu à peu sous la volonté d’un autre. En racontant cette histoire, je revis la lutte entre le besoin d’aimer sans heurts et celui, vital, de me respecter enfin.