Perdue dans les ombres de Montreuil : chronique d’une vie oubliée
Dès le moment où mon fils m’a regardée comme une étrangère, j’ai su que je n’étais plus chez moi, que même l’amour maternel pouvait être balayé par les vents glacés de l’indifférence. La peur de disparaître sans laisser de trace, d’être remplacée, m’a rongée chaque nuit passée dans cet appartement silencieux. Face au dilemme de tout donner par amour ou de me préserver face à l’ingratitude, je me suis retrouvée, seule, confrontée à la froideur du monde et à mes propres doutes sur la véritable nature du sacrifice.