Je me suis effacée pour tout le monde, jusqu’au jour où j’ai compris que ma gentillesse me détruisait
Je raconte comment, à force de tout donner à ma famille et à ceux que j’aimais, j’ai fini par perdre ma place, ma voix et jusqu’à ma dignité. J’ai vécu dans l’ombre, persuadée qu’être indispensable me rendrait enfin visible, avant de découvrir que je n’étais devenue qu’un outil commode pour les autres. Aujourd’hui, je me demande jusqu’où on peut appeler cela de la bonté avant que ce ne soit plus que de l’effacement de soi.