Ce que j’ai perdu au nom de l’amour filial
C’est au bord du lit de ma mère, à deux heures du matin, que j’ai compris que je n’étais plus moi-même. Je me suis perdue en voulant tout donner, effacée par les besoins des autres et par la peur de ne plus jamais retrouver qui j’étais. Ma voix intérieure criait de résistance, tiraillée entre l’amour, la culpabilité et le désir farouche de me sauver moi-même.