Ce que j’ai perdu au nom de l’amour filial

Ce que j’ai perdu au nom de l’amour filial

C’est au bord du lit de ma mère, à deux heures du matin, que j’ai compris que je n’étais plus moi-même. Je me suis perdue en voulant tout donner, effacée par les besoins des autres et par la peur de ne plus jamais retrouver qui j’étais. Ma voix intérieure criait de résistance, tiraillée entre l’amour, la culpabilité et le désir farouche de me sauver moi-même.

Ne te presse pas pour te marier, Laure ! – La fuite de la mariée face aux griffes d’une famille qui n’est pas la sienne

Ne te presse pas pour te marier, Laure ! – La fuite de la mariée face aux griffes d’une famille qui n’est pas la sienne

Tout a commencé la veille de mon mariage, quand la panique et l’envie de fuir se sont emparées de moi alors que j’enfilais ma robe blanche dans la chambre de mes parents à Lyon. J’ai soudain compris que j’étouffais sous le poids des attentes de la famille de mon fiancé, Marc, et que je vivais une vie qui n’était pas la mienne. Prise entre la volonté d’être une fille bien et l’envie irrépressible de m’enfuir, j’ai finalement décidé de me battre pour ma liberté et de tout quitter, laissant derrière moi sécurité mais aussi oppression.